Jeux, sports et divertissement, au Moyen Âge at à l’ Âge classique

Alexandre Bidon, Robert Henri Bautier, Pierre Bony, Jeux, sports et divertissement, au Moyen Âge at à l’ Âge classique, Actes du 116e Congrès National des Sociétés Savantes, Chambéry 1991, Paris, Année de parution : 1993

Le présent volume reproduit dix-neuf communications présentées au 116e Congrès national des Sociétés savantes, à Chambéry en 1991. Un rapport introductif de J.-M. Mehl dresse un état des lieux historiographique et bibliographique. Deux études régionales suivent, qui visent à appréhender globalement, dans le temps et l’espace social, les jeux, fêtes et divertissements dans le Poitou (R. Favreau) et le Centre (R. Germain) du Moyen Âge. La pratique du jeu, de hasard ou d’adresse, fait l’objet d’une deuxième section : pratique individuelle de rois, du Philippe Auguste adulte (R.-H. Bautier) au Louis XIII enfant (Th. Depaulis), sur lesquels la documentation, comptable ou médicale, permet de jeter une vive lumière ; pratique collective d’anonymes dont seules la violence, la criminalité et la répression judiciaire permettent de connaître les gestes et les motivations. Beaucoup plus obscure, la pratique de ce que nous définissons aujourd’hui comme sport, voit converger des disciplines et des sources variées : lexicographie et histoire des idées lorsqu’il faut étudier la doctrine chez un Hugues de Saint-Victor (M. Lemoine) ; iconographie et archéologie lorsque l’historien recherche les traces les plus modestes des activités ludiques liées à l’hiver (D. Alexandre-Bidon) ou à l’eau (C. Gouédo-Thomas) ; étude des textes normatifs réglementant la Compagnie des chevaliers tireurs de Chambéry (P. Chappaz). Les sources se font en général plus riches pour les fêtes et célébrations collectives : des courses de taureau (A.M. Rodrigues) aux réceptions obligées dans les villes (J.-P. Leguay), de l’art progressivement affiné de la basse-danse (C. Ingrassia) au périple du convoi funèbre de René II de Laval en 1533-1534 (P. Bony) ; des fêtes de chevalerie bourguignonnes (J.-P. Jourdan) et angevines (Chr. de Mérindol) aux divertissements publics portugais (M.J. Palla) et savoyards (A. Mansau), se perçoit l’écho, aussi profond que divers, de mises en scène lourdes de sens.


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